11/11/2013

Le burn-out : mieux vaut vérifier les cloisons

34% des Suisses se sentent «chroniquement stressés» au travail.

Ce sont 7% de plus comparé avec l’investigation réalisée dix ans plus tôt.

Ce sont les chiffres que nous rapportent Migros Magazine dans son article intitulé "Burn-out : mieux vaut prévenir", et que commente une psychologue appelée à la rescousse. Une psychologue et non, par exemple, un sociologue ou un politique, car, on le sait, le burn-out est un maladie psy (on apprend même dans l'article qu'elle a fait son apparition dans la dernière version du DSM) dans une société et des rapports de travail qu'il ne faudrait surtout pas remettre en cause.

Les solutions proposées pour en sortir ? Elles sont, selon le magazine et la psychologue, nullement politiques et sociétales, mais uniquement individualistes. Vous êtes victime de burn-out : à vous de changer, de vous adapter ! Et en plus on vous donne quelques pistes pour ce faire :

- prévenir plutôt que guérir (sic!)

- bouger, marcher, jardiner plutôt que ressasser ses idées noires (re-sic!) : "c'est en se dépensant physiquement que l'on se vide la tête" (re-re-sic!)

- pour se dénouer l'estomac, boire une boissons chaude avant le repas et bien sûr manger lentement et équilibré (n'est-ce pas une recommandation qui vaut en tout temps ?!).

Puis on cite la psy qui va nous dire quelque chose de transcendant on le sent, cette fois :

"C'est une hygiène de vie. Il faut faire attention à soi. Se ménager des temps de récupération pour mieux gérer les pics de stress."

Comment demande la journaliste ?

"En riant avec ses collègues (re-re-re-sic!), en gardant une bonne ambiance au bureau, en s'attelant à des projets palpitants.

Bien respirer, bouger aussi souvent que possible et utiliser sa voix."

Et oui déjà qu'on est pas mort en sortant du boulot, voilà qu'il faut qu'on aille courir ou gravir l'Everest...

Mais on vous a gardé le meilleur pour la fin :

"Pourquoi pas faire des vocalises, si les cloisons ne sont pas trop fines".

Vous avez donc bien compris le message : si vous souffrez au travail, il ne faut pas vous taire, oh non - mais veillez quand même à vérifier la profondeur des cloisons avant.

Commentaires

Julien, bien vu.....re re re re re re et rererere sic! :) J'en suis à mon troisième burn out et je confirme: rerrerererersic :)

Bien amicalement
Pilar

Écrit par : Pilar Ackermann | 11/11/2013

Et bonjour les dégâts : mal au dos, sommeil difficile du dimanche soir au vendredi, etc...

Je ne me vois ni chanter, ni grimper sur l'Everest,... quant aux "projets palpitants" : dans la basoche faut même pas y songer mais surtout apprendre à supporter les sautes d'humeur ..., les cris (oui oui dans le milieu ça crie beaucoup).

Écrit par : Lise | 11/11/2013

le danger c'est que tous ces gens soignants les burn-aoutés soit reliés sous peu à une tablette avec un temps d'expression minuté à la seconde afin d'augmenter le nombre de gens à soigner dans les hôpitaux soins généraux et psychiatriques .
Et c'est bien ce qui arrivera si on continue à traiter les humains avec aussi peu de condescendance
Hormis les suicides qui augmenteront ils y a une autre raison que le rendement il suffit à chacun de réfléchir .Cherchez et vous trouverez dit une célèbre parole!

Écrit par : lovsmeralda | 12/11/2013

Merci!
Maintenant, je comprends bien mieux pourquoi les psychologues n'ont jamais aucun burn out dans le cadre de leurs activités professionnelles.
Ils sont parmi les seuls, avec les politiciens, bien entendu, à avoir la possibilité de faire et surtout de dire n'importe quoi.
C'est évident, pouvoir "déconner", ça destresse!
Il n'en va pas de même pour la détresse. Mais bon, c'est moins grave!... Il ne s'agit que de la détresse des autres, celle des patients!

Écrit par : Père Siffleur | 12/11/2013

Merci!
Maintenant, je comprends bien mieux pourquoi les psychologues n'ont jamais aucun burn out dans le cadre de leurs activités professionnelles.
Ils sont parmi les seuls, avec les politiciens, bien entendu, à avoir la possibilité de faire et surtout de dire n'importe quoi.
C'est évident, pouvoir "déconner", ça destresse!
Il n'en va pas de même pour la détresse. Mais bon, c'est moins grave!... Il ne s'agit que de la détresse des autres, celle des patients!

Écrit par : Père Siffleur | 12/11/2013

Père Siffleur je pensais au personnel soignant à domicile et à l'ouvrier en écrivant mon commentaire ,je vise plus loin car je sens un autre danger à venir .Peut-être que vous et moi serons nous déjà au paradis enfin débarrassé de ce parti qui est entrain d'allonger la liste des coupe-faim dits naturels mais auquel il est préférable de ne pas s'adonner non plus
De toutes manières tout ce qui est socialiste mène à la détresse qu'elle soit personnelle ou environnementale
toute belle journée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 12/11/2013

On a été éduqué (par l'école) a être de bonnes fourmis pour engraisser les cigales. Quand on met le pied dans le système de production on y laisse chaque année; un peu de ses forces, pas mal d'énergie et beaucoup de convictions qui partent en fumée.
Puis votre corps explique à votre esprit que vous êtes en mauvaise posture. Que la ligne dans laquelle vous vous obstinez, grâce à votre bonne éducation, n'est pas la bonne, d'où les maux qui sont corporels et qui explique le malaise à votre esprit.
Vous devez sortir du rail, si vous ne le faites pas vous allez "exploser" d'une manière ou d'une autre.
Les bons mots sont alors ceux qui sortent d'une pause, d'un recul et d'une analyse de vos vrais désirs et mode de vie.
POUR CELA IL FAUT DU COURAGE, CASSER LE SCHEMA ET TROUVER SA NOUVELLE VOIE.
Dans les choix des sacrifices sont obligatoires, mais cela en vaut la peine!
A vous de voir.
(Je précise au passage que je ne suis absolument pas pour que l'état fournisse à chacun un revenu universel.....pour mieux vivre dans ce monde).

Écrit par : Corélande | 12/11/2013

@Corélande ce que vous décrivez si bien est on ne peut plus juste et confirme le dicton,la vie n'est qu'illusions et désillusions ,Le Dalai lama a même dit,pincez vous pour voir si vous êtes vraiment vivant .Tandis que Sartres lui a disait, l'enfer c'est les autres
Je sais pas vous mais j'ai remarque que ceux qui étaient moins scrupuleux avaient plus de chance ou alors moins timorés moins timides avaient -ils reçus de meilleures cartes dès leur premier pas sur terre.
Et une fois hors du monde du travail on se dit ben mince alors si j'avais su j'aurais pu ceci ou cela mais c'est la nature humaine et on a tous un chemin de vie plein d'écueils à surmonter cependant une chose est certaine sans l'infomatique les problèmes se résolvaient beaucoup plus vite
Quand au moins scrupuleux sont -ils plus heureux? j'en doute en général ces gens ont un esprit très borné qui leur servira à rouler les citoyens poissons dans la farine et font preuve d'une immaturité certaine,que l'on découvre peu à peu grâce au tout informatisé qui aide à découvrir les véritables personnalités cachées sous le masque de l'informel

Écrit par : lovsmeralda | 12/11/2013

... Simplement parce que Caprice c'est fini !

Écrit par : Père Siffleur | 13/11/2013

Comment parler de "sautes d'humeur" quand il s'agit de "pétage des plombs" (en cas de trop et lancinants abus? Contraintes professionnelles, "flexibilité/s" (pour arranger qui?)
Abus divers, mobbing, ambiance-poison... rivalités, insécurité, détresse, désarroi:
tant qu'on y est, pourquoi ne pas compléter "sautes d'humeur" par "caprices"?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 13/11/2013

Oui j'ai écrit "sautes d'humeur" parce que dans la basoche c'est courant !

Je l'ai vécu et je le vis encore, non ce ne sont pas des caprices mais une façon de décharger sa mauvaise humeur sur sa secrétaire et c'est très pénible à supporter voire à encaisser !!!

Écrit par : Lise | 15/11/2013

En voulant répondre à tous, je vous invite à participer à:

Une conférence avec la participation de Yasmine Motargeni, ancienne responsable de qualité alimentaire chez Nestlé

"whistleblowers, état des lieux"
Monday, November 25 at 7:30pm in UTC+01
Centre Fries, Rue GUILLAUME-TECHTERMANN 8, 1700 FRIBOURG
15 people are going

Écrit par : Pilar Ackermann | 13/11/2013

A Pilar Ackermann : merci pour l'invitation mais voilé j'arrive au bout de ma vie professionnelle ....et serai encore une fois au chômage pour le dernier mois !!!!

Bon we

Écrit par : Lise | 15/11/2013

bon, après mon coup de gueule sur mon blog concernant l'article de Migros Magazine, intitulé "Le burn-out: mieux vaut prévenir", où il ressortait que le burn-out était un problème d'individus inadaptés au monde du travail, la RTSR - Radio Télévision Suisse Romande, elle, titre "Le "burn-out" est un réel problème de société" : http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/5377028-le-burn-out-est-un-reel-probleme-de-societe.html

Y'a du progrès... Quant aux efforts des entreprises j'attends de voir ce qu'elles font concrètement...

Et quant à la psy, c'est toujours la même qui est interrogée, Catherine Vasey, mais cette fois elle ne donne aucun conseil du genre : "Pourquoi pas faire des vocalises, si les cloisons ne sont pas trop fines"....... étrange non ?

Écrit par : Julien Cart | 15/11/2013

J'ai apprécié votre "coup de gueule" parce que - je ne suis pas la seule à le penser - le burn out est très mal compris : on en parle comme si c'était une façon comme une autre de s'offrir des "vacances" sur le dos des assurances sociales !

Bonne fin de semaine et quel plaisir de vous lire !

Écrit par : Lise | 15/11/2013

Vous lisant tous, j'ai le sentiment que "ces" personnes se laissent enfermer dans un carcan! Il y a un vrai manque d'individualité-responsable.
Le parcours d'une vie professionnelle n'oblige personne à rester sur un site qui le déstabilise ou pousse à l'explosion! Prendre des risques dans la vie est toujours profitable, même pour ce qui est négatif. A mon sens, il faut d'abord vraiment être en harmonie avec soi-même. Dès lors que nous faisons un passage dans un mauvais contexte, il faut mettre toute son énergie dans sa vision du changement, et non se laisser "prendre dans les filets" de la pression ambiante. Cela s'appelle l'expérience, cela apporte toujours quelque chose et permet un jour de trouver la pleine harmonie entre son activité et ses désirs personnels de mode de vie.
Belle journée, avec peu de soleil à l'extérieur mais beaucoup en votre intérieur.

Écrit par : Corélande | 20/11/2013

C'est très joli Corélande, mais surréel. Je fais partie de ces personnes qui voient toujours le soleil, et qui ont de l'expérience et la joie de vivre chaque moment en encourageant les autres de surplus. Eh bien, qu'est ce que l'on se fait massacrer lorsque l'on sourit dans le contexte professionnel (et autre) en plus de faire croire que l'herbe est toujours plus verte chez soi :)...Mais je continue quand même à me fier à mon soleil intérieur. Et enfin, c'est très ardu dans le système "dividet et imperat" pyramidal toujours en place. Avec toute ma considération...

Écrit par : Pilar Ackermann | 20/11/2013

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