09/09/2014

Il n'y a pas de mérite moral à laisser vivre une personne avec un handicap (?)

Nous apprenons que le dépistage de la trisomie 21 a été accepté par le Conseil des Etats, au grand dam des associations de défense des personnes en situation de handicap, et surtout des personnes handicapées elles-mêmes.

Liliane Maury Pasquier dans la Liberté du jour s'exprime ainsi : 71574860_zoom945.jpg

"Je suis sensible à la place des personnes handicapées dans notre société, mais il n'y a pas de mérite moral particulier à laisser survenir un handicap ou une maladie."

Déjà, il faut se méfier des phrases qui commencent par "J'ai beaucoup d'amis étrangers, mais..."... On sait souvent comment ça finit.

De plus, nombre de personnes (et oui...ce sont des personnes) ayant une trisomie pourront témoigner de la joie qu'elles ont d'être au monde (contrairement à beaucoup de biens portants qui eux, préféreraient en finir dès demain) :

Est-ce que Madame M. Maury Pasquier osera venir leur expliquer en face que ce n'est pas "moral" de "laisser survenir un handicap" (sic!) - autrement dit, en utilisant un vocable carrément humaniste, osera-t-elle leur expliquer du haut de son perchoir que "ce n'est pas moral de laisser naître une personne avec un handicap" ?

Je doute beaucoup. Heureusement, le peuple (enfin celles et ceux qui sont compris-e-s dans cette dénomination) aura le dernier mot.

 

08/06/2014

Deux jours, Une Nuit au coeur de la jungle capitaliste

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Deux Jours, Une Nuit : un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne, une superbe peinture de l'enfer capitaliste avec des directions qui dominent leurs employé-e-s, qu'ils liguent les un-e-s contre les autres, tout ça pour faire des profits, ruiner et détruire la santé des gens, en jouant sur leurs points faibles. 
 

Les plus faibles sont relégué-e-s et les plus forts obtiennent des primes. Mais l'intérêt du film est aussi de montrer que les plus faibles peuvent compter sur la solidarité, cette arme de construction massive qui, si le peuple est uni, peut renverser tous les systèmes les plus injustes  ! 


Bravo et merci pour ce message d'espoir et de combativité ! Continuons la lutte pour sortir de l'aliénation que constitue le salariat, avec l'instauration d'un Revenu de base inconditionnel pour toutes et tous maintenant !

Un film à voir à tout prix.

18/02/2014

Verliebte Feinde, le combat pour l'égalité toujours d'actualité

Dès aujourd'hui sort sur les écrans romands, "Verliebte Feinde" ou "Amours ennemies", superbe film de Werner Schweizer sur Iris von Roten, la Simone de Beauvoir suisse, qui s’inscrit comme l’une des combattantes les plus radicales de la cause féministe, et qui rédigea en 1958 un manifeste de plus de 500 pages "Frauen im Laufgitter" ("Femmes dans un parc pour enfants" ou "Femmes en cage") qui fit d'elle l’ennemie publique numéro un (après que le carnaval de Bâle l’affiche en poupée gonflable), sans qu'elle ne puisse trouver auprès des intellectuels ou politique de l'époque aucun soutien moral.

égalité,féminisme,droits

Si de son vivant elle fut mise au placard, force est de constater qu'aujourd'hui encore son oeuvre est mise à l'index, comme dans la superbe "Aventure suisse" proposée en novembre dernier par la RTS, qui nous invitait à "s'intéresser à l'histoire du pays, à questionner ses valeurs et à apprécier sa diversité" en ne proposant aucune figure historique féminine. Etonnante vision patriarcale de la diversité que nous livrait ici la télévision du service public...

Mais revenons au film. Bien qu'il ait été écrit et monté par des hommes et que sans doute leur position joue en rôle dans les sélections effectuées des nombreux combats de Iris von Roten (sur la place des femmes dans la société et l'économie) - le résultat est pour le moins enthousiasmant et j'espère, trouvera un public nombreux. Car en matière d'égalité femmes-hommes, le film montre que sur bien des choses, le combat reste entier. Les crèches, le partage des tâches, le congé parental partagé, la baisse du temps de travail pour les hommes et les femmes, un revenu de base pour toutes et tous comme reconnaissance du travail non-rémunéré, la lutte contre les violences faites aux femmes (conjugales, prostitution, etc.) et bien d'autres combats restent à mener. Que la vie d'Iris von Roten soit pour nous un détonateur pour mener à bien toutes ces luttes ! Et qu'elle permette de redonner une histoire à tous ces personnages historiques féminins qui ont fait la Suisse mais qui continuent d'être invisibilisés. 

 

11/11/2013

Le burn-out : mieux vaut vérifier les cloisons

34% des Suisses se sentent «chroniquement stressés» au travail.

Ce sont 7% de plus comparé avec l’investigation réalisée dix ans plus tôt.

Ce sont les chiffres que nous rapportent Migros Magazine dans son article intitulé "Burn-out : mieux vaut prévenir", et que commente une psychologue appelée à la rescousse. Une psychologue et non, par exemple, un sociologue ou un politique, car, on le sait, le burn-out est un maladie psy (on apprend même dans l'article qu'elle a fait son apparition dans la dernière version du DSM) dans une société et des rapports de travail qu'il ne faudrait surtout pas remettre en cause.

Les solutions proposées pour en sortir ? Elles sont, selon le magazine et la psychologue, nullement politiques et sociétales, mais uniquement individualistes. Vous êtes victime de burn-out : à vous de changer, de vous adapter ! Et en plus on vous donne quelques pistes pour ce faire :

- prévenir plutôt que guérir (sic!)

- bouger, marcher, jardiner plutôt que ressasser ses idées noires (re-sic!) : "c'est en se dépensant physiquement que l'on se vide la tête" (re-re-sic!)

- pour se dénouer l'estomac, boire une boissons chaude avant le repas et bien sûr manger lentement et équilibré (n'est-ce pas une recommandation qui vaut en tout temps ?!).

Puis on cite la psy qui va nous dire quelque chose de transcendant on le sent, cette fois :

"C'est une hygiène de vie. Il faut faire attention à soi. Se ménager des temps de récupération pour mieux gérer les pics de stress."

Comment demande la journaliste ?

"En riant avec ses collègues (re-re-re-sic!), en gardant une bonne ambiance au bureau, en s'attelant à des projets palpitants.

Bien respirer, bouger aussi souvent que possible et utiliser sa voix."

Et oui déjà qu'on est pas mort en sortant du boulot, voilà qu'il faut qu'on aille courir ou gravir l'Everest...

Mais on vous a gardé le meilleur pour la fin :

"Pourquoi pas faire des vocalises, si les cloisons ne sont pas trop fines".

Vous avez donc bien compris le message : si vous souffrez au travail, il ne faut pas vous taire, oh non - mais veillez quand même à vérifier la profondeur des cloisons avant.

04/10/2013

Un revenu de base pour chacun-e, une dignité pour tou-te-s !

En ce jour, des citoyen-ne-s de différents horizons (des partis politiques jusqu'au milieux anthroposophiques en passant par des entrepreneurs et de simples militant-e-s) ont déposé à Berne l'initiative populaire fédérale "Pour un revenu de base pour toutes et tous", réunissant en un peu plus d'une année pas moins de 126'000 signatures.

La Suisse sera le premier peuple à se positionner sur l’instauration d’un revenu inconditionnel.

Pourtant, l'idée n'est pas nouvelle. En Suisse il y a eu ces dernières années des tentatives parlementaires d’instauration de ce revenu, notamment celle de Joseph Zisyadis : l’Union patronale suisse, en mai 2011, se réjouissait déjà de voir que la Commission du Conseil national ait refusé d'entrer en matière (aujourd'hui, c'est économiesuisse qui s'oppose à l'initiative populaire fédérale, mais nous y reviendront).

4919275.image.jpegL’initiative européenne, elle a été lancée en janvier 2013 et doit récolter 1 million de signatures. Si tel est le cas, la Commission Européenne adoptera une réponse formelle précisant quelles actions elle aura l’intention de mener, ou non, et ses raisons.

Ailleurs dans le monde, en Alaska, un revenu citoyen existe depuis 1976, il est financé par l'exploitation des ressources naturelles. Au Brésil, le gouvernement Lula a voté une loi qui prévoit d'étendre progressivement l'application du programme Bolsa Família (créé en 2003) jusqu'à instauration complète d'une allocation universelle. D’autres expérimentations en eu lieu notamment en Namibie, par exemple, où, sous forme de projet pilote indépendant de l’Etat, les habitants d’un village déshérité se sont vus attribués chaque mois l’équivalent de 10 euros. Le résultat fut très positif, permettant à cette région rurale de se développer, créant des marchés locaux et permettant aux gens d’être autosuffisants, comme l’explique l’article du Courrier International. Mais c’est l’Iran qui fut le premier à l’instaurer à l’échelle d’un pays : en 2010, Ahmadinejad a présenté son plan de remplacement des subventions sur l’énergie et l’alimentation par une subvention en espèces directe aux citoyen-ne-s, plus juste et plus efficace. 

En Suisse, demandons-nous à qui concrètement ce revenu va profiter ? Avant tout, aux personnes travaillant sans rémunération (famille, bénévolat, associations, formation). Une étude de l’Institut de l’ONU pour le développement social indique que le volume du travail non rémunéré lié à l’éducation des enfants, le travail ménager et les soins aux adultes représentait en 2004, 8’500 millions d’heures, celui du travail rémunéré 7’000 millions. Le travail non rémunéré dépasse de 20% le travail rémunéré - sans compter toutes les activités liées au bénévolat. Les femmes profiteront donc en priorité de ce revenu, elles qui continuent d’accomplir dans l’ombre la majorité de ce travail indispensable à la création de valeur.


Ce revenu bénéficiera aux personnes invalides, ne peuvant reprendre une petite activité au risque de perdre leur rente, ce qui sera possible désormais. Les personnes touchant l’aide sociale, elles, ne seront plus stigmatisées mais reconnues à part entière. Les employé-e-s pourront gérer à leur avantage la négociation de leurs conditions de travail, refusant un emploi précaire ou ennuyeux.

2185.jpgDès lors, les maladies du travail, fléau social, diminueront, comme les coûts de la santé. Les emplois dangereux, physiquement difficiles, verront leurs conditions s’améliorer sans quoi personne ne voudra les faire.

Ce revenu garanti permettra, enfin, à un plus grand nombre de personnes de développer des PME et autres coopératives, en faisant vivre l’économie locale, car un socle de sécurité existera afin de pallier aux risques de telles entreprises.

Enfin, il profitera à toutes et tous : en ces temps de crises durables, qui peut être certain de ne pas se retrouver sur le carreau ? Non seulement nous avons l’assurance de ne plus être à la rue, mais encore de pouvoir choisir un travail qui nous émancipe, sans plus devoir accepter n’importe quoi pour subvenir à nos besoins.

Néanmoins, beaucoup de personnes pensent que l'instauration de revenu est autant utopique qu'antiéconomique. débat-tdg.JPGOr c'est bien le système actuel basé sur le plein emploi qui est devenu une utopie. Nos sociétés ne peuvent plus croître à l’infini, il serait temps de le comprendre, et de se rendre compte que la première des conséquence de l’instauration d’un revenu de base sera de faire disparaître la problématique de la pauvreté, puis du chômage, avec tous les gains que cela provoquera en terme de baisse de coûts : finies les incitations fiscales aux entreprises pour les inciter à embaucher, finie la bureaucratie engendrée par le contrôle invasif des bénéficiaires de l’aide sociale, baisse drastique des maladies au travail, etc. Le caractère utopique de ce revenu n’est donc pas un argument. C’est au contraire une question de choix politique. 

Pouvoir choisir son travail et son apport à la société devrait être, dans nos sociétés dites libérales, un droit fondamental. 569662054.jpgEn effet, le revenu de base n'est pas une assistance, ce n’est pas une prestation sociale, mais un droit, le droit à l’existence. Le propre de cette mesure est justement qu’elle est inconditionnelle, contrairement aux autres mesures telles que - le salaire minimum, l’assurance chômage, l’aide sociale ou autre prestation. 

En accordant la liberté aux travailleurs de refuser le travail, on commence à les responsabiliser. On fait tomber le prétexte de la nécessité. Sans la liberté, il n’y a pas de véritable éthique du travail. Par ailleurs, la paresse n’est pas inscrite dans le génome humain ; ce n’est qu’une réaction contre les travaux forcés. Avec l’exigence d’une contreprestation, on neutralise la disposition naturelle à “faire société” par son être autant que par son activité et on crée le contraire de ce que l’on voulait obtenir: un comportement infantile. Dès que le travail devient obligatoire, il perd tout son charme, toute valeur éthique personnelle, et promeut la paresse.

Concernant le financement, dans l’intitulé de l’initiative, aucun montant n’est avancé pour ce revenu, ni son mode de financement abordé. Seule certitude : ce revenu garantira à chacun-e « de mener une existence digne et de participer à la vie publique ». Avec un montant annoncé par les initiant-e-s de 2500 francs par adulte et par mois, et 635 francs pour un mineur, on arrive à un coût total de 200 milliards par an. Or seule une petite partie de cette somme reste à financer, car la plus grande partie est réaffectée au financement du RBI sans changer les dépenses de l’Etat : si Economiesuisse mentionne le fait que le revenu de base se substitue -en partie- à certaines prestations sociales (60 milliards), le lobby oublie de dire qu’il se substitue aussi à une part des revenus d’activité (110 milliards de francs). Pour financer les 30 milliards restant, plusieurs solutions sont possibles, et cumulables : relèvement du taux d’imposition sur les personnes physiques, augmentation de la TVA, un impôt écologique, une taxe sur la valeur ajoutée des entreprises.

Cela dit, le revenu de base ne sera pas le remède universel.

IMG_2200.jpgIl devra être accompagné des autres luttes en faveur d'une plus grande justice sociale et d'une meilleure répartition des richesses, tels que le salaire minimum, la limitation des hauts revenus et la lutte contre l’évasion fiscale et la spéculation. D’ailleurs, une des propositions de financement du revenu de base est l’instauration de la taxe Tobin. 

Quoi qu'il en soit, les pionnières et pionniers qui, en Suisse et dans le monde, ont permis à cette idée de se matérialiser dans le concret d'une votation populaire, ont déjà gagné leur pari : faire connaître au plus grand nombre cette mesure qui pourrait changer totalement notre manière de vivre et de concevoir le monde, notre rapport aux autres, et à l'argent. Une société dans laquelle chacun-e ne serait plus jugée, revenu-base-medias-suisse.jpgcomme actuellement, avant tout, sur sa position sociale liée à son salaire, mais sur ce qu'elle est, en dehors des impératifs économiques liés à la productivité et au besoin de croissance - à savoir un être social autant qu'économique, un être capable d'aimer et pas seulement de produire. Envie de vous investir pour un tel projet de société ? Rejoignez-nous dès aujourd'hui : www.revenudebase.ch ! Ensemble, nous pouvons changer nos sociétés !

23/09/2013

La peine de mort : nouvel arsenal des extrêmes ?

Pour un premier blog sur 24heures (après une belle période genevoise sur les blogs de la TDG), signant mon retour en Pays de Vaud, j'aurais bien sûr voulu pouvoir choisir sujet plus réjouissant que celui-ci. Mais devant la véritable effervescence qui a secoué notre région suite notamment au meurtre d'Adeline - avec des appels clairs en faveur du retour de la peine capitale en Suisse (ici l'UDC Jean-Luc Addor et les jeunes UDC qui réfléchissent à une initiative fédérale pour rétablir la peine de mort), je crois qu'il ne suffit pas de répondre avec de l'humour, comme l'a fort bien fait 120 secondes, mais il faut aussi prendre toute la mesure de ces revendications de l'extrême droite, qui rejoignent et utilisent une grande partie des émotions de la population: exemple, la page facebook du jeune UDC genevois Xavier Schwitzguebel, dont je tairai le nom et le titre pour ne pas lui en faire encore la promotion, dépasse les 20'000 "like" en quelques semaines : qui dans ses ami-e-s facebook, peut en effet se targuer de n'avoir aucun-e ami-e ayant aimé cette page ??. Mais n'est-ce pas là tout l'objectif de partis tels que l'UDC ou à Genève, le MCG, de profiter de la grande émotivité d'une population bien préparée notamment par les médias de masse pour tomber dans le panneau des solutions faciles ? C'est pourquoi en quelques paragraphes, je crois indispensable de rétablir, autant avec mon cœur qu'avec ma raison, quelques rapides clés de réflexion sur un sujet aussi important pour l'avenir éthique de notre pays :

Répondre à un acte haineux inexplicable et inhumain par un acte tout aussi haineux et inhumain, puisque résultant de la loi du talion, donc bassement vengeur : c'est sombrer aussi bas que les malfrats ayant commis des crimes odieux. Est-ce que c'est ce que vous désirez, tenant-e-s de la peine de mort, est-ce que vraiment vous souhaitez que notre société décide de tomber aussi bas en acceptant d'enlever la vie d'autrui par simple vengeance ?

On explique pourtant toutes et tous à nos enfants que ce n'est pas parce qu'on a été tapé que c'est en rendant un coup qu'on résoudra les choses, mais quand votre enfant va vous demander pourquoi on assassine quelqu'un et que vous répondrez : 'parce qu'il a assassiné lui-même quelqu'un', ne croyez-vous pas que vous aurez l'air quelque peu, comment dire, inconséquent-e ?!

Si un-e de mes proche devait subir les foudres d'un tel meurtrier, je peux le dire sans crainte : je n'exigerais pas la loi du talion mais un procès et une peine - et surtout je devrais me mettre sur le chemin du pardon ou tout au moins de l'acceptation - même si cela relève de l'acceptation de l'inacceptable.

Mais si un homme a franchi la frontière de cet inacceptable et a tué en conscience un semblable - qui suis-je pour, à mon tour, franchir cette frontière de l'inacceptable ? !

Avec tout le poids légal de la société qui me le permettrait (comme c'est le cas dans bien trop d'endroits encore dans le monde), est-ce que je n'en serais pas moins coupable ?! Au contraire je deviendrais tout aussi assassin et mon acte me ferait devenir tout autant inhumain que l'acte commis par le pire des malfrats. Ce serait même pire puisque je me cacherais derrière une soi-disant loi m'y autorisant. Pire car je croirais être dans mon bon droit. Pire parce que je me venge socialement contre un individu seul. Pire parce que je perds toute humanité pendant que le malfrat lui n'existe plus. Pire parce que c'est moi qui doit vivre désormais en conscience avec cet acte et essayer de me regarder dans la glace chaque matin avec le poids de cet assassinat.

'Oeil pour œil finira par rendre le monde aveugle' Gandhi

A méditer avant de sombrer dans le vague sécuritaire et électorale surfant sur les faits divers pour alimenter les thèses de la droite la plus nauséabonde qui soit.

Et ne pas oublier de "liker" la page "Pour une Suisse sans peine de mort!"

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